2000 ans d'Orgues       De ktésibios à Jean-Sébastien Bach

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15,00 euros
264 pages - 210x270 mm

isbn : 2-914554-66-4

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Jean-Marie Martinet

Ingénieur dont l’activité s’est surtout exercée dans la recherche appliquée, l’auteur a toujours porté un vif intérêt à l’Antiquité et à l’Histoire, celle des mots comme celle des hommes. Initié de bonne heure au clavier, il s’est plus tard intéressé aux instruments de ce type, notammentau clavicorde et à l’orgue. Aidé par une longue habitude du dessin, il en a étudié et pratiqué la facture en s’appuyant sur une approche scientifique des problèmes. Des expériences successives qui l’ont préparé à considérer en technicien autant qu’en musicien ou en mélomane un instrument aussi complexe et difficilement classable que l’orgue.

Comment expliquer le succès toujours actuel de l’orgue, vingt-trois siècles après son apparition en Egypte hellénistique ?

Dans ce livre, vous découvrirez les instruments successifs qui ont porté le nom d’orgue et d’abord leur ancêtre, l’orgue hydraulique de l’ingénieur Ktésibios dont la structure est encore reconnaissable dans nos orgues. Des variantes perfectionnées lui ont succédé, remplacées à leur tour par des orgues à soufflets dont la version prestigieuse “l’orgue d’or” des empereurs byzantins, inspirera longtemps les facteurs. Chacun de ces modèles est évoqué sous deux éclairages. L’un précise l’originalité technique de l’instrument, l’autre le replace dans son contexte géo-historique. L’approche de l’auteur met en lumière la parenté de ces instruments, l’essence du concept d’orgue, et la continuité de sa facture. Mais aussi la facilité d’adaptation de l’orgue, grâce à laquelle les organiers ont pu le transformer pour l’accorder aux goûts changeants du monde...

De page en page, vous verrez l’orgue, dans son existence voyageuse, passer d’Egypte en Grèce, suivre le jeune empire romain en Europe et en Orient, en Syrie et en Angleterre, sur le Danube et en Afrique. Avant de fuir les invasions et de se fixer pour dix siècles dans l’empire byzantin, survivre en Syrie musulmane et à la cour des Califes de Bagdad qui l’introduiront en Chine au XIIIe siècle. Entre temps, un bel orgue byzantin est offert au père de Charlemagne, renouant le fil rouge de la facture d’orgue en Europe. Avec l’essor de la musique liturgique, les monastères vont l’associer à la polyphonie médiévale triomphante et bientôt la musique d’orgue prendra elle aussi son envol...

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