De Liège à Nancy, sur les pas du Téméraire       

Couverture

18 euros
112 pages - 145X220 mm
couv. brochée cousue. Illustrations noir et couleur.
isbn : 2-914554-53-2

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Claude Kevers-Pascalis

Après une carrière dans l'industrie, Claude Kevers-Pascalis a écrit de nombreux ouvrages historiques dont Crésus (Buchet-Chastel éd.) Le songe du pharaon (Belfond éd.) et sur saint Nicolas le patron des Lorrains...

Il s'agit d'un épisode de la grande histoire traité au niveau des deux villes Liège et Nancy. Depuis le règne de Philippe le Bel, la France avait inauguré une politique d'expansion vers l'Est. Ayant dans un premier temps fixé sa frontière sur la Meuse, elle s'est efforcée ensuite de la porter jusqu'au Rhin.

En 1467, dès le lendemain de la mort de son père, Philippe le Bon, Charles le Téméraire n'eut de cesse que d'assouvir son besoin de pouvoir qu'il souhaitait étendre sur une grande partie de l'Europe, imaginant même de faire de Nancy sa capitale. Pour arriver à ce dessein, le guerrier sanguinaire prit le pas sur le négociateur. Son entêtement à se croire invincible, après le sac de Liège en 1468, l'a conduit inéxorablement à sa mort dans les marais glacés nancéiens, surpris par l'audacieuse attaque des troupes de René II. Liège et Nancy, aujourd'hui liées par un jumelage, ont su depuis perpétuer l'esprit de résistance et de liberté, symboles de la province liégeoise et de la Lorraine.

Au début du XVe siècle, la politique menée par Charles d'Orléans, frère du pauvre fou Charles VI, fut reprise un peu plus tard par Charles VII. Elle trouva un terme provisoire dans l'annexion de fait des Trois Evêchés par Henri II, en 1552. Entre temps, leurs cousins, les ducs Valois de Bourgogne, avaient étendu leur domination sur les territoires "de par deçà et de par delà", c'est-à-dire sur la Bourgogne et la Franche-Comté au Sud et sur la Flandre, l'Artois, le Brabant, le Luxembourg au Nord. Charles le Téméraire rêvait d'unifier ses immenses possessions en y ajoutant le duché de Lorraine, pays "d'entre-deux" et, par conséquent, obstacle aux libres communications nord-sud indispensables au bon fonctionnement de l'administration civile et militaire bourguignonne. A ce qu'on rapporte, Charles le Téméraire était même prêt à faire de Nancy la capitale du royaume auquel il rêvait, s'il parvenait à s'en emparer....

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